nouveaux types de trompettes

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Vers 1400, deux nouveaux types de trompettes
Cette technique nouvelle entraîna une véritable révolution. Grâce à elle, on peut fabriquer des trompettes soit en forme de S, soit dans la forme oblongue qui nous est familière aujourd'hui. C'est ainsi que la longueur de l'instrument, qui avait fini par atteindre 2 m, comme le montrent des représentations connues (voir p. 76), put être ramenée à un tiers environ de la longueur réelle du tube. La buisine interminable et malcommode fit ainsi place à la trompette oblongue que l'on pouvait emporter sans encombre à la guerre ou pour des cérémonies, sans risquer de l'endommager, ce qui pouvait toujours se produire avec les instruments de grande longueur.
La première représentation d'une trompette en S date de 1397 et provient des stalles de la cathédrale de Worcester. Quant à la trompette que nous avons qualifiée d'oblongue, l'une de ses premières représentations figure sur la Cantoria de Luca della Robbia; cet instrument se trouve derrière les deux longues trompettes droites dont nous avons parlé plus haut. A partir de 1500 environ, la trompette oblongue a détrôné partout les deux autres formes. Elle était la forme habituelle de la trompette à l'époque baroque et nous la connaissons encore comme trompette utilitaire.
A peu près en même temps que l'on découvrait l'art de courber les tubes apparut une autre nouvelle sorte de trompette: la trompette à coulisse. Au début, la coulisse n'eut pas, comme dans le trombone actuel, la forme d'un U, mais consista en un prolongement de l'embouchure, à l'intérieur du premier tube de l'instrument et sur toute sa longueur. La coulisse était donc fixe et c'était le reste de l'instrument que l'on éloignait ou rapprochait de soi. Sur des volets d'orgue peints par Hans Memling vers 1490, on peut voir trois trompettistes dans un groupe d'anges musiciens (voir p. 75). Celui du milieu joue d'une trompette droite, les autres, de trompettes à coulisse de forme oblongue; ces dernières sont un peu tirées vers l'avant. Paraissant plus courtes que les trompettes droites, les deux formes nouvelles furent désignées par des diminutifs («trom-pette», all. Trompete). Les diminutifs employés antérieurement («trombetta» chez Dante, 1265-1321, Inferno XXI, strophe 47, dernier vers du chant; les «trombetti» de Bologne, ces trompettes de ville dont nous avons parlé plus haut, etc.) se rapportaient vraisemblablement à des trompettes droites plus courtes. Il semble d'ailleurs que l'Angleterre ait adopté, à cet égard, une solution originale; Horman écrivit en effet en 1529: «A trompette is straight, but a Clarion is wounde in and out with a hope (= hoop)» (la trompette est droite, mais le «clarion» est recourbé dans les deux sens sur une feuille de fer). Alors que, sur le continent, la trompette oblongue était appelée, précisément, «trompette» ou «Trompete», on l'appelait clarion en Angleterre.





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